
Neuvième (12 points) de Ligue 2 féminine, La Tronche/Meylan reçoit le voisin du Pays voironnais (5e , 13 pts) ce samedi 20h. Présentation de ce choc entre isérois de Ligue féminine 2 avec les entraîneurs Clément Sanchez (BCTM) et Quentin Buffard (PVBC).
Clément Sanchez (BCTM) : « On sort d’une défaite frustrante contre Alençon (61-63). Mais elle nous a permis de nous recentrer et d’être un peu plus “focus” sur le travail de la semaine. La défaite a un peu stoppé la dynamique mais elle n’a pas entaché l’éthique de travail du groupe et sa volonté de bien faire. Je suis vraiment en pleine confiance par rapport à ce que les joueuses vont produire sur le terrain samedi soir. »
Quentin Buffard (PVBC) : « Avec une victoire ramenée de Nice (76-74) suivie d’une belle résistance sur le parquet des leaders toulousaines (64-72) puis un convaincant succès arraché face à Aulnoye (76-68), oui, je pense que nous sommes sur une bonne dynamique. Mais voilà, la poule est excessivement homogène, avec des résultats souvent surprenants, comme le succès ce mercredi du Centre Fédéral (12e ) à Aulnoye (59-61). Cette poule est tellement équilibrée qu’un revers samedi pourrait nous faire chuter de la 3e place (ex aequo avec Montbrison et Mondeville), à la 9e , et donc hors du top 8 qualificatif. »
C.S. : « Voiron est une équipe sérieuse du championnat. Elle est complète avec des joueuses référencées sur tous les postes. C’est une équipe qui commence à gagner de l’expérience dans cette division et qui sera un candidat sérieux en haut de tableau en fin de saison. »
Q.B. : « La force de l’équipe de la Tronche/Meylan est sans contexte son trio Cardenal - Mayo - Pautou. Elle affectionne le jeu rapide et propose beaucoup d’alternatives en s’appuyant sur un secteur intérieur redoutable. »
C.S. : « Pour moi, qui suis un local, et les quelques joueuses qui sont du coin (il en reste quelques-unes chez nous), ça veut surtout dire une fête. C’est un match de gala, un match qui représente notre territoire. Après, sur le terrain, ce sera un combat. Ce sera un match forcément différent dans la saveur et dans l’ambiance puisque ce sont deux équipes qui se connaissent très bien et qui auront envie de donner le meilleur d’elles-mêmes. »
Q.B. : « Nous nous déplacerons sans pression particulière, mais avec l’envie de bien faire. On y va pour faire honneur aux couleurs du PVBC. La rivalité territoriale en sera l’enjeu. Il faudra rester concentré et faire abstraction de l’environnement défavorable lié à la notion de derby. »
La fédération française (FFBB) a d’ores et déjà acté le passage à 14 clubs de la LF2 la saison prochaine. Qu’est-ce que ça va changer cette saison ? Et qu’en pensent nos clubs ?
Faire passer la Ligue 2 féminine de 12 à 14 clubs, le microcosme du basket en parlait au printemps dernier. Le lobbying des clubs auprès de la FFBB a finalement porté ses fruits : la fédération a voté l’élargissement de son deuxième championnat féminin pour la saison 2025-2026.
Avec une première conséquence : en fin de saison, il n’y aura pas deux descentes (comme d’habitude). Seule la formation occupant la dernière place de la saison régulière, toujours en excluant le Centre fédéral, sera concernée par la relégation. Elle disputera un barrage face à l’équipe classée 3e au classement du championnat NF1. Cette confrontation se jouera également en deux manches gagnantes : match aller chez l’équipe NF1, match retour chez celle de la LF2, et idem en cas de match 3 si nécessaire.
Une pression en moins pour le PVBC et le BCTM, même si Clément Sanchez l’affirme : « Pour être honnête, on n’y a pas pensé dans ce sens-là. Quand tu as des ambitions et que tu souhaites regarder vers le haut du tableau, tu ne peux pas te “contenter” d’être dans le fond de tableau et te dire que ça suffira pour cette année. »
En tout cas, à Voiron comme à Meylan, on approuve ce changement. « On veut tous faire plus de matches : les joueuses, les dirigeants, les partenaires et le public », avance Pierre Gafforini, manager général du PVBC. « Plus on a de matches, plus on parle de basket. En 2024, j’ai calculé, on a fait aucun match à Chautard de juin à septembre, pendant quatre mois ! On a besoin de matches pour fidéliser le public et les partenaires. »
L’entraîneur du BCTM argumente aussi dans ce sens. « Pour moi, c’est une porte ouverte pour la reconnaissance du basket féminin. Il se professionnalise de plus en plus et on a besoin de fonds privés pour pouvoir progresser et se développer. Mais quand tu ne proposes que onze matches dans l’année aux partenaires, ça fait vraiment ridicule par rapport à d’autres sports. Le fait de passer à au moins treize rencontres, et on imagine que ça peut être de plus en plus si le niveau suit, c’est aussi montrer que la LF2 est une division professionnelle, qui fait avancer le sport féminin par sa visibilité et sa volonté d’aller de l’avant. »