
Les performances éblouissantes du basket féminin aux Jeux olympiques de Paris l'été dernier ont permis de mettre un coup de projecteur et renforcer la médiatisation d'une discipline qui a longtemps été mise de côté : « J'espère que ça sera un bon moteur. On sent une ferveur. Surtout que les basketteuses méritent d'être vues, leur jeu est plus tactique, plus collectif aussi » défend Marine Mulumba, la capitaine du PVBC. A Voiron les matches sont souvent complets.
Les clubs peuvent rayonner grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes en ligne qui leur permettent de gagner en visibilité. Malgré tout le basket féminin est encore trop souvent comparer au masculin. « Quand j'arrivais dans certains gymnases et que j'avais un assistant avec moi, on pensait que c'était lui le coach principal », se remémore Alison Dor qui coache, les espoirs du PVBC. La Technicienne n'a pourtant pas hésité à candidater pour reprendre en main l'équipe au départ de l'ancien entraîneur. « Voir on m'a fait confiance, il n'y a jamais eu de doute parce que j'étais une femme. Il faut inculquer aux filles la combativité, chose qu'on faisait assez peu. Elles peuvent tomber, se cogner, se faire mal, c'est normal. » Alison entend bien faire prendre conscience aux joueuses du centre de formation qu'elles sont « exceptionnelles » : « elles sont dans un cursus qui leur permet de prendre confiance en elle, qui les endurcit. ».
Ce n'est pas Lison Cayrol qui dira le contraire. La meneuse a décroché le statut de sportif de haut niveau pour suivre ses entraînements et ses études de pharmacie en parallèle : « Il faut faire des sacrifices, se donner à fond et il faut de la détermination », assure celle qui a su trouver son équilibre.
Par rapport à d'autres camarades, elle sent que sa présence au centre de formation lui permet de s'affirmer davantage de points « ça nous apporte quelque chose en plus que les autres n'ont pas. On sort la tête des révisions et ça nous permet d'être plus efficace quand il le faut. »
Depuis 5 ans, Doriane Collet, dirigeante de l'enseigne Axa à Voiron, est partenaires du PVBC. La femme d'entreprise a toujours « été sensible » à ce que faisait le club, notamment en matière d'inclusion. « En tant que maman, je suis très attentif à l'intégration des jeunes, point. Ce qu'on bâtit en tant qu’enfant permet de grandir, de s'affirmer », défend celle qui est en jeu au basket étant plus jeune et dont la fille est licenciée à Voiron. La partenaire le sait : « quand on est une femme, on a plus à prouver, il faut de la volonté, du courage. »
Le sport peut aider. C'est pour ça que le club a lancé le dispositif PVBC Life by Pluralis pour intervenir dans les écoles et les quartiers. « Les garçons prennent toujours beaucoup de place dans les activités sportives et les filles sont souvent mises de côté. Quand on vient, Elles sont ravies car certaines n'osaient pas toucher un ballon ou s'affirmer. Elles n'ont pas l'habitude de penser à elle, il faut changer ces mentalités », défend Camélia , en charge du développement du basket au PVBC.
Sur le parquet, les joueuses apprennent à se faire confiance et à se respecter. D'où l'importance de médiatiser encore et toujours plus la discipline. Pour avoir des rêves et des modèles : « Il faut que les filles voient que c'est possible, qu'elles aussi peuvent avoir de l'ambition et devenir pro », conclut la capitaine Marine Mulumba.