
Sept ans après son arrivée à Voiron et après six saisons passées au Pays voironnais basket club, l’emblématique intérieure Fabienne Constant ne portera plus le maillot bleu et rose l’an prochain. Un choix personnel pour celle qui fêtera bientôt ses 39 ans et qui ne gardera que des bons souvenirs de son passage dans une région qui est désormais la sienne.
Après six saisons passées à Voiron, vous ne porterez plus les couleurs du PVBC l’an prochain. Qui est à l’origine de ce départ ? Vous ? Le club ? Les deux ?
« C’est un choix personnel, j’avais fini mon contrat avec Voiron et j’arrive à un âge où je ressens le besoin de me recentrer sur moi-même. »
Cela signifie-t-il que vous arrêtez le basket ?
« Non, pour l’instant il est prévu que je poursuive dans un autre club mais rien n’est encore officiel. »
Vous aurez 39 ans dans deux mois et vous avez pourtant encore été irréprochable cette saison, allant même jusqu’à figurer dans le cinq majeur de la Ligue 2. C’est quoi le secret d’une telle longévité ?
« Je prends exemple sur Lebron James * (rires) ! Non, honnêtement, je n’en ai aucune idée. Je ne fais rien de spécial par rapport aux autres saisons, je me prépare toujours de la même façon. Tant que mon corps me permet de tenir physiquement, j’y vais à fond. »
Vous quittez Voiron sur une saison terminée à la deuxième place de la phase régulière mais où vous avez été éliminées assez tôt des play-off (en quarts de finale par Alençon), quel bilan en faites-vous ?
« Ça laisse un goût amer en bouche, vraiment amer. Je pense qu’on méritait d’aller plus loin. On s’est beaucoup données, beaucoup entraînées… Mais c’est le sport, c’est comme ça. Parfois, on tombe sur meilleur que soi. »
Après six saisons à Voiron, quel rapport entretenez-vous aujourd’hui avec la ville, la région ?
« Je ne garde que des bons souvenirs. Je me sens Voironnaise, je suis chez moi ici, et je sais que je reviendrai souvent parce que je me suis fait des amis dans la région. Pareil pour le club, des dirigeants aux supporters en passant par les bénévoles, je ne garde que les bons moments passés dans le chaudron de Chautard. Ça restera gravé à vie. »
Ce départ, c’est aussi une rupture avec le coach Quentin Buffard, qui vous avait déjà entraînée deux ans à Arras avant de venir à Voiron. Quelle relation avez-vous avec lui ?
« Il a démarré avec moi et on ne s’est plus jamais quittés. On a une relation particulière, c’est le coach avec lequel je suis restée le plus longtemps même si notre relation amicale est, pour moi, plus importante que celle que nous avions sur le terrain. On s’entend super bien. C’est quelqu’un qui restera dans ma vie. »
S’il y avait un souvenir de votre passage à Voiron, ce serait lequel ?
« La montée en Ligue 2. On aurait pu le faire avant mais ça a vraiment été un moment magnifique à vivre. »
Et s’il y avait une coéquipière à retenir de toutes ces années ?
« Je me suis toujours entendue avec tout le monde donc je ne peux pas répondre parce que j’ai envie de ne blesser personne. Je mets tout le monde au même niveau (rires). »
Un mot pour les supporters au moment de se dire au revoir ?
« Honnêtement, ça a été le meilleur public de ma carrière. Que ce soit sur le terrain ou en dehors. Quand on marche en ville, qu’on voit ces gens qui se donnent à fond pour nous… Je veux aussi dire un mot pour les bénévoles du club parce qu’ils s’attachent à nous, ils nous considèrent comme des gens de leur famille. Et ça, vraiment, ça vaut de l’or. »
Née en Guadeloupe, Fabienne Constant a commencé sa carrière dans le Sud de la France (Nice, Perpignan) avant de partir dans le Nord et notamment à Arras où elle a commencé à travailler avec l’entraîneur Quentin Buffard qu’elle a suivi ensuite à Voiron. Arrivée en Isère en 2018, elle a quitté le PVBC pour une saison avant de revenir en 2020 jusqu’à l’exercice 2024-2025 où elle a été élue dans le cinq majeur de la Ligue 2. À son palmarès, deux titres de championnes de LF2 (en 2011 et 2014) et la montée historique du PVBC à ce niveau en 2023.
« Les bénévoles du club s’attachent à nous, ils nous considèrent comme des gens de leur famille. Et ça, vraiment, ça vaut de l’or »