Créé il y a 10 ans, le Big Twelve est victime de l'engouement

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Créé il y a 10 ans, le Big Twelve est victime de l'engouement

Depuis mercredi et ce jeudi encore toute la journée, le campus de la Brunerie accueille la dernière étape voironnaise du Big Twelve Tour. Ce tournoi international de basket 3X3, créé il y a dix ans à Voiron, a participé à promouvoir cette discipline, popularisée par les Jeux olympiques de Paris 2024.

 


Ce n’est certes pas la place de la Concorde, mais il règne une belle ambiance sous les dômes du campus de la Brunerie, ce mercredi à la mi-journée, pour le coup d’envoi de la dernière étape, à Voiron, du Big Twelve Tour, tournoi international de basket 3X3. Cette discipline, devenue olympique aux JO de Tokyo 2020, a le vent en poupe. Surtout depuis les JO de Paris 2024, où les Bleus de l’équipe de France ont durablement marqué les esprits, en remportant la médaille d’argent face aux Pays-Bas.

 

« C’est de plus en plus compliqué de faire venir les équipes internationales »

« Les dirigeants de Tremplin Sport Formation ont été visionnaires en créant ce tournoi privé, indépendant de la Fédération internationale de basket », estime Laura Pelligrini, chargée de communication de TSF. En effet, cela fait déjà dix ans que le Big Twelve réunit tous les ans en début d’été les meilleures équipes internationales, en provenance des cinq continents : États-Unis, Canada, Mongolie, Chine, Sénégal… Sans oublier la France, qui revient d’année en année avec ses équipes, féminines et masculines, jeunes et seniors. « Ce rendez-vous permet aux joueurs de se préparer à la saison internationale marquée par le World Tour et la Coupe d’Europe », explique Laura Pelligrini.

Depuis trois ans, le tournoi voironnais rayonne même à l’échelle régionale avec le Big Twelve Tour, proposant aux équipes une préparation plus complète sur plusieurs sites. « C’est un format proche des JO qui était bien adapté l’an dernier », souligne la chargée de communication, rappelant que TSF a organisé plusieurs stages de préparation pour les basketteurs et basketteuses français.

 

Ainsi, cette année, les joueurs ont fait étape le 8 juin à Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie et à Saint-Péray en Ardèche les 9 et 10 juin, avant de terminer par l’étape de Voiron. Avec à chaque stop un vainqueur.

 

Outre la présence du Turkménistan et de la France, le Big Twelve accueille ces jours-ci des équipes régionales : les féminines du Pays voironnais et de La Tronche-Meylan, une équipe de Savoie et une autre d’Allemagne (Heidelberg Dits). « C’est de plus en plus compliqué de faire venir les équipes internationales, engagées dans d’autres compétitions de la fédération internationale. Il y a aussi de plus en plus de tournois privés », relève Laura Pelligrini. Ainsi, le public voironnais ne pourra pas voir évoluer les médaillés olympiques français (présents lors des étapes précédentes) de Paris 2024, qui se sont envolés pour une compétition en Mongolie.

 

Autre constat des organisateurs : les joueurs et les staffs ont revu leurs exigences à la hausse. Ce qui a décidé TSF à racheter le revêtement des terrains de basket utilisé aux JO de Paris. « On a simplement remplacé les anneaux olympiques par le logo du Big Twelve ! signale la chargée de com’. Cela apporte du confort de jeu. »

 

Côté public, les amateurs sont ravis. Les joueuses du centre d’entraînement du Pays voironnais sont admiratives de leurs aînées, qui ont remporté le premier match (18-13) face à l’équipe de France U21 A. « Il y a moins de jeu collectif qu’au 5X5, mais plus d’exploits individuels.

 

Le score est aussi plus serré, avec un point gagné par panier, contre deux au 5X5 », commente Chiara. « Il y a moins de temps morts. Le jeu est plus actif et plus intense », juge de son côté Neila. Cette mère de famille, venue avec ses deux garçons, licenciés à Terres Froides Basket, apprécie également de voir jouer des internationaux. Les rencontres se poursuivent aujourd’hui de 11 à 18 heures. L’accès au tournoi est gratuit.

 

Marine Mulumba : « La discipline n’a pas fini de grandir »

Comme l’an dernier, le Pays Voironnais basket club (PVBC) a aligné une équipe pour le Big Twelve Tour. Les joueuses locales ont remporté le premier match de la journée ce mercredi face à l’équipe de France U21 A.

Marine Mulumba, la capitaine, apprécie particulièrement ce rendez-vous avec ses coéquipières « qui permet de rejouer ensemble dans un autre contexte » que le championnat. « J’apprends aussi à connaître les filles avec lesquelles on a moins joué », souligne la basketteuse.

Elle rappelle : « Le basket 3X3 se joue sur un demi-terrain, avec des possessions plus réduites, qui passent de 24 à 12 secondes. C’est une ambiance différente. On joue en extérieur. On est quatre joueuses contre l’équipe adverse (trois sur le terrain), sans coach pour nous diriger. »

Une autre joueuse du PVBC est inscrite au Big Twelve cette année, mais sous le maillot de l’équipe de France U23 B : « Cela fait quatre ans que je me suis mise au basket 3X3 et deux ans que j’ai rejoint l’équipe de France, d’abord en U21, raconte Samantha Peytour. C’est une discipline très intense qui m’aide beaucoup au niveau cardio. »

 

« De plus en plus de joueuses s’y intéressent »

« C’est un jeu plus rapide et athlétique qu’en 5X5, confirme Marine Mulumba, qui a elle-même pratiqué au sein de l’équipe de France jeunes. C’est une discipline qui m’a appris à me projeter davantage vers le cercle. Je suis plus agressive en attaque et, comme il y a plus de tolérance sur les contacts, je remonte plus sur le porteur de balle en défense. »

La capitaine constate encore que le basket 3x3 a pris « une dimension incroyable » aux JO de Paris. « De plus en plus de joueuses s’y intéressent. C’est une discipline qui gagne en popularité et qui n’a pas fini de grandir ! »


Big Twelve (pdf, 1353 Ko)
[12/06/2025]