Nicolas Favier, président du PVBC : " Accéder à la Ligue féminine "

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Nicolas Favier, président du PVBC : " Accéder à la Ligue féminine "

"Président du Pays voironnais basket club depuis sept ans, Nicolas Favier estime que son club, désormais légitime en Ligue 2 féminine, doit viser encore plus haut dans les années à venir. Avec un plan d’action.

 

Un cycle réussi

Arrivé au club en 2018, quand le Pays voironnais BC devait batailler pour conserver sa place en Nationale 1 féminine (3e échelon français), Nicolas Favier est aujourd’hui le président d’un PVBC qui se qualifie depuis deux saisons en play offs de Ligue 2 (2e échelon). « On a été promu en 2023 et l’année d’après, on finit 2e du championnat. C’est une grande fierté pour le club », salue celui qui est aussi chef d’entreprise dans le BTP. « L’objectif initial, c’était de professionnaliser et structurer, pour positionner le PVBC en Ligue 2 et le sécuriser. Dans le chemin qui nous nourrit vers notre projet de haut niveau, c’est la fin d’un cycle. »

 

Viser l’élite

Le PVBC, malgré deux éliminations en quarts de finale de LF2 (Montbrison en 2024 et Damigny/Alençon en 2025 ), ne veut pas se contenter de viser les premiers rôles dans son championnat (élargi à 14 clubs en 2025-2026). « La fédération appelle la Ligue 2 l’antichambre de l’élite. Ça veut bien dire que ce n’est pas quelque chose dans lequel on veut rester… et moi, je ne la vois pas comme une finalité », assure le président Favier. « On n’arrive pas à la fin d’un chantier sans vouloir en construire un autre. Très clairement, on dévoile notre volonté : garder le dynamisme sportif, et extra-sportif du club, finir très rapidement très haut dans le classement et accéder à la Ligue féminine. »

 

Une ambition et des moyens
Qui dit ambition dit aussi moyens. Et le PVBC – qui possède un des quatre plus gros budgets de LF2 (1,7 million d’€uros), mais aussi les plus grosses rentrées de partenariat privé, de loin – est déjà lancé sur des bases élevées. « L’avantage, c’est que notre modèle économique nous a contraints, depuis longtemps, de structurer l’extra-sportif de manière importante (volets administratifs et sociaux). À 99 %, ce gap est financier. » Et le président voironnais de préciser : « Aujourd’hui, on a la fierté de dire que le PVBC a excessivement bien développé son réseau partenaires. À ce niveau-là, on serait en quatrième position de LF1 ! Par contre, au niveau des subventions, on est au niveau départemental. C’est un gros point faible. » En clair ? « 95 % du budget du club est du partenariat privé et la subvention ne pèse que 5 %. Très clairement, si nos collectivités locales ne prennent pas conscience de l’enjeu et ne partage pas notre projet, on aura du mal à franchir le cap. » Un appel du pied lancé à la communauté d’agglomération du Pays Voironnais et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Quid de la salle ?
Tous ceux qui fréquentent le gymnase Henri-Chautard savent à quel point le PVBC a développé au maximum son outil “salle”, pour en faire un atout sportif et une source de développement économique. Mais à force de pousser les murs, sa marge de manœuvre devient quasi-nulle. « Avoir une nouvelle salle, c’est une étape, mais pas la première à franchir », temporise le président Favier. « Faut qu’on monte, faudrait se maintenir et après, si on veut concrétiser tout ça, et le consolider sur le long terme, une nouvelle salle sera obligatoire. Aujourd’hui, Chautard est sous-dimensionné par rapport à la ferveur que suscite le PVBC et aux espaces qui nous permettent de recevoir des partenaires. »

 

La formation, entre coût et ambition
À l’image de son équipe U18 France championne de France (niveau groupe B) en 2025, le Pays Voironnais BC améliore son niveau élite tout en soignant sa formation. « C’est un des piliers du club », rappelle Nicolas Favier, « et c’est peut-être aussi ce qui fait notre faiblesse sur certains sujets ». Pourquoi ? « On veut aller au plus haut niveau avec notre équipe pro, mais on a aussi envie de tirer l’intégralité des équipes du club vers le plus haut. Et quand on veut tout faire à la fois… » Mais le président le rappelle : « C’est dans notre ADN et le club continue d’investir sur la formation. » Le PVBC a passé les tests de labellisation avec la fédération française. Et il vient de “promouvoir” Stéphane Bisillon (vice-président) à la tête de toute la section amateur."


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[23/06/2025]