
Après six années passées au PVBC, avec comme point d’orgue l’accession en Ligue féminine 2 à l’issue de l’exercice 2022-2023, l’emblématique et expérimentée intérieure Fabienne Constant (bientôt 40 ans) a quitté Voiron à l’intersaison pour signer à Nice. Un club dont elle a déjà porté le maillot de 2005 à 2010. Entretien avec celle qui a grandement participé au succès azuréen, samedi.
Le hasard du calendrier lui a proposé ce samedi, pour cette première journée de championnat, d’affronter le PVBC sur le parquet azuréen. Avec 16 points à son actif, dont un panier à trois points qui a fait la différence dans le 4e quart-temps, elle ne fut pas étrangère à la défaite des Iséroises (77-72).
Comment avez-vous abordé et vécu à titre personnel cette opposition très particulière ?
« Cela m’a fait vraiment bizarre de me retrouver dans le camp d’en face, surtout pour cette première journée de championnat. Quand j’ai vu les Voironnaises arriver dans la salle, j’ai eu un pincement au cœur. Des images me sont revenues. De bons souvenirs. En réalité, je suis nostalgique de mes six saisons passées au PVBC avec Quentin Buffard. Un coach que j’apprécie et qui m’avait déjà coachée à Saint-Amand. »
Il y a pire que la Côte d'Azur pour finir sa carrière de joueuse de haut niveau. À quoi se résume votre vie niçoise ?
« Plage, soleil, mer, montagne… Non, plus sérieusement, je me sens bien dans une ville que j’ai connue dans le passé. J’ai retrouvé des amis et certains de mes repères grâce à mes cinq années niçoises. Mon intégration dans le club en a été facilitée. L’ambiance est bonne dans le groupe. Personnellement, et malgré mon âge avancé, j’ai toujours la forme de mes 20 ans. »
Après analyse de cette entame de championnat, comment voyez-vous la saison pour votre équipe de Nice et que pensez-vous de votre ancienne formation voironnaise, très remaniée, dont seulement trois joueuses (Mulumba, Peytour et Girod) ont évolué avec vous ?
« Le championnat, avec le passage de 12 à 14 clubs, sera très dense. Toutes les formations se sont renforcées. Tout le monde pourra battre tout le monde. Je pense que Nice a les moyens de viser une place dans le haut de la poule. Tout comme Voiron, d’ailleurs. J’ai trouvé une formation voironnaise physique et agressive. C’est vrai, l’équipe a beaucoup changé à l’intersaison. Quand la mayonnaise va prendre, elle sera de plus en plus compliquée à affronter. Ce fut peut-être une chance de les jouer dès la première journée. »