
Au PVBC depuis sa création en 2012, Camélia Yahiaoui est l’un des visages les plus connus du Pays voironnais basket club, où elle jongle entre plusieurs casquettes.
Avec un frangin footeux, un père qui fait du volley et une mère de la course à pied, il était difficilement envisageable que Camélia Yahiaoui soit de ces enfants qui traînent à longueur de journée devant la télévision. Sauf que la Voironnaise a un peu tâtonné avant de découvrir le sport qui allait la faire vibrer. « Je les essayais tous. Et puis, un jour, vers 8 ou 9 ans, je suis arrivée au basket. »
On était alors en 2012 et un tout jeune club venait de faire son apparition sur la scène locale : le PVBC. Treize années plus tard, Camélia Yahiaoui est toujours une fidèle du gymnase Henri-Chautard, dont elle est même devenue, au fil du temps, l’un des visages les plus connus.
Car aujourd’hui, la jeune femme porte plusieurs casquettes au Pays voironnais basket club : coach en U13, tout en étant la responsable de l’école de basket (des U5 aux U11), référente du programme PVBC Life by Pluralis, responsable de la PVBC academy et agente de développement, ce qui l’oblige à trouver et à mettre en place « des projets pour faire grandir le club, comme le handibasket ».
Autant dire que ses journées sont bien chargées. D’ailleurs, « je passe tellement de temps au gymnase qu’on ne me demande parfois si j’y ai une chambre ! » Mais cela n’a pas de quoi effrayer celle qui a été une jeune joueuse de haut niveau, ancienne U15 France et membre du pôle Espoirs. C’est d’ailleurs lors de sa deuxième année à celui-ci que Camélia Yahiaoui a commencé à entraîner. Ou, comme elle le dit modestement, à venir « donner des coups de main pour les petits ».
Peu après, le club lui a proposé de passer, en alternance, deux BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) avec des thématiques et des enseignements différents. Une façon de garantir l’avenir dans un milieu où il est illusoire d’imaginer un futur tout tracé.
La Voironnaise est d’ailleurs consciente de « la chance » qu’elle a d’être aujourd’hui salariée d’un club « qui m’a toujours mis des étoiles dans les yeux. Quand je pense que je travaille avec toutes celles et ceux qui m’ont fait aimer le basket… C’est tout simplement génial ».
Comme beaucoup, c’est d’ailleurs avec cette envie de transmettre qu’elle s’est, un jour, assise sur un banc de touche. « Ce que j’aime dans le rôle de coach, c’est tout l’aspect relations humaines. Je me demande toujours comment je peux aider mes joueuses parce que tout ce que tu as reçu toi-même, tu as envie, un jour, de le rendre. Pour moi, c’est une passion bien plus qu’un métier. »
Une passion qui a de quoi charrier son lot d’émotions quand elle repense à ces filles « que j’entraînais l’an dernier chez les U15 et que j’avais connues quand elles avaient 5 ou 6 ans. Souvent, on reste en contact, elles m’envoient des messages, des photos ».
En parlant de photo, chaque année, le père de l’une des joueuses s’amuse d’ailleurs à en prendre une avec sa fille, Camélia et une amie. Comme une façon de freiner la course du temps qui semble aller très vite pour celle qui n’a que 21 ans et qui a embarqué, dans son sillage, sa sœur, sa cousine… « Maintenant, toutes les filles de la famille font du basket ! » Et chez les Yahiaoui, on ne se pose plus la question de savoir quel sport pratiqueront les enfants.